June 3 juin 2000

click for larger image click for larger image
click for larger image click for larger image
On passe nos fins de semaine à déboiser, surtout là où sera construite la maison. C'est la forêt vierge, ici. Au début, il a fallu couper des arbres pour se faire un trou suffisamment grand pour pouvoir brûler les branchages! Et encore: on trouvait le trou trop petit, on craignait pour les feux de forêt. Nous ne faisons jamais un feu sans les précautions d'usage: des seaux d'eau, des arrosoirs et des pelles sont à portée de la main. Chaque fin de semaine qui passe contribue à élargir le trou. Lorsque Dominic est là, c'est lui qui allume le feu. Lorsqu'il n'y est pas, je mets en pratique ce que Dominic et David m'ont appris. Je commence à être passablement bonne, mais seulement si j'ai du papier pour m'aider à partir la flamme! Un jour, j'aimerais ça essayer de partir un feu sans briquet. J'ai fait un peu de lecture à ce sujet, parce que je me demandais si c'est bien difficile de partir un feu avec deux bâtons. Dans les bandes dessinées, ça paraît si simple! J'ai appris que c'est un art qui demande un soin méticuleux. On ne frotte pas ensemble deux bâtons secs et paf! il y a flamme. Non. Les pages Internet que j'ai trouvées à ce sujet discutent longuement du choix de la sorte de bois avec lequel se tailler les deux morceaux qu'on frotte ensemble, la sélection de l'amadou, la forme et la grosseur du feu, la direction du vent...Je pense que pour tout de suite, je vais continuer à utiliser mon Bic à 39 cennes.

En avril, un chum à David l'avait initié à la scie à chaine et David l'avait aidé à couper les arbres morts près de son chalet incendié. Dave est venu, avec sa famille, voir notre terrain. Ils nous ont aidé à couper quelques arbres. Le fils de Dave m'a montré une tortue, se dorant au soleil sur un billot au bout de l'étang. On distinguait tout juste sa carapace qui brillait au soleil. Il y a une parcelle de terre qui avance un peu dans l'étang. Ca me fait l'effet d'un berceau: on descend une petite côte à pic pour s'y rendre, c'est tranquille, un peu à part du chantier de construction. C'est reposant. De l'extrémité de cette pointe, où il y aura un jour un petit quai pour faciliter notre accès à l'eau, on a une belle vue de l'étang: l'étang s'étend vers le sud, vers le chemin municipal qu'on entend mais qu'on ne voit pas du tout, au nord l'étang est plus creux et on aperçoit la base du site numéro 3, en haut du roc, un des emplacements suggérés par les biologistes pour une construction.Retour

June 5 juin 2000

click for larger image
click for larger image
David a contacté le consultant en énergie alternative; celui-ci nous a fixé rendez-vous au Boisé après le bureau. Ce qui m'inquiète un peu (ou me choque?) c'est qu'il a ri en entendant l'estimé que David avait obtenu à Ottawa pour un package en énergie solaire. Il a dit que c'était complètement insensé: ça nous coûterait nettement plus cher.

Nous lui avons montré l'emplacement de la maison. Il a pris quelques mesures et il est d'avis que l'énergie solaire jouera un rôle secondaire pour nous. Il pense que l'énergie éolienne serait un meilleur choix. Néanmoins, il y a suffisamment de soleil pour que ça vale la peine d'en profiter, surtout étant donné qu'il y aura davantage de lumière lorsque nous aurons davantage déboisé l'emplacement de la maison. Le consultant nous a expliqué qu'en moyenne, il y a suffisamment de vent dans notre région pour faire tourner un moulin à vents (une "éolienne") pendant 11 mois de l'année. Le pire mois, c'est le mois d'août. Mais dans un sens, ça adonne bien: le mois où il y a le moins de vent est aussi un des ceux où il y a le plus de soleil. Donc, un système vent et soleil est idéal.

J'en suis venue à la conclusion que j'ai beaucoup de choses à apprendre dans ce domaine. Après une couple d'heures de jasette, il m'a laissée époustouflée et pas mal déboussolée. Il y a tant de choses à considérer! Chaque achat qui peut consommer de l'électricité doit être examiné. Par exemple, le chauffe-eau est un grand consommateur d'électricité dans une maison conventionnelle. Le consultant nous énumère nos options:réchauffement de l'eau par le biais de l'énergie solaire passive suivie de chauffage à l'électricité; le chauffage de l'eau en le faisant passer dans notre poêle à bois; le chauffage au propane sur demande "in-line propane heater"; un chauffe-eau au propane conventionnel et ainsi de suite...tout y passe, de la pompe qui tirera l'eau du puits, jusqu'à mon congélateur. Le consultant me recommande chaudement de remplacer mon beau réfrigérateur Amana de 25 ft³ par un modèle plus énergétique de la compagnie SunFrost . Grâce à l'Internet (comment vivait-on avant l'Internet?!?!?), j'ai pu venir rapidement à la conclusion que mon frigidaire ne prend pas le bord: le plus gros SunFrost disponible a un volume de 19 ft³ et coûte, tenez-vous bien, $5000. Pour ceux qui ne connaissent pas la valeur des frigidaires, $2000 c'est un méchant bon frigidaire. Le SunFrost est construit sur demande en Californie, alors un partie du prix représente certainement le transport. David va quand même obtenir un rapport du consultant où celui-ci détaillera ses recommandations. Ca me sécurise de penser que le consultant aura itemisé tout ce dont nous aurons besoin et fixé un prix à peu près ferme là-dessus. Retour

June 19 juin 2000

click for larger image
click for larger image
click for larger image
Nous avons jasé quelques minutes avec le dessinateur en lui payant son avance. Il avait examiné nos croquis et avait quelques questions préliminaires. Tel que prévu, il pourra se mettre à notre projet en juillet. Dans deux semaines. Dans quatorze jours. En attendant, nous déboisons l'emplacement de la future maison. Presque chaque fin de semaine nous retrouve là-bas, armés de haches et de scies à chaîne. Denise, Gaston, Frédéric et Dominic sont souvent de la partie. Les uns coupent, les autres brûlent les branchages. Les uns préconisent "Deep Woods Off", les autres "Musk Oil", mais aucun produit n'est complètement efficace! David et moi avons acheté deux costumes anti-maringouins chez Lee Valley Tools, à Ottawa. Le costume comprend un pantalon, un veston et des gants d'un tissus genre filet. En fait, le tissus ressemble aux moustiquaires que nous posons dans nos fenêtres. Le pantalon a des bandes élastiques à la taille et aux chevilles; ça fonctionne bien, mais le tissus est très délicat, attention aux framboisiers et rosiers sauvages. Le veston, en plus des bandes élastiques, comprend un capuchon qui entoure entièrement la tête. Une fermeture-éclair permet aux claustrophobes de respirer un peu. C'est très efficace mais il faut se tenir loin du feu...les tisons y percent de petits trous. Les gants aux doigts coupés sont nuls, les bibittes entrent par le doigt. Quand même, nous sommes suffisamment satisfaits pour en acheter deux autres pour nos invités. Retour

June 21 juin 2000

click for larger image
Un entrepreneur local nous a été recommandé pour nous tracer une entrée de cours. L'entrée actuelle, dont s'est servie les biologistes pendant plusieurs années, ne sera pas adéquate à long terme. L'entrée n'est longue que d'environ 20 mètres; elle monte à pic pour les premiers dix mètres et descend à pic pour les derniers dix mètres! De plus, il y a un roc en plein milieu du chemin, sur le sommet, qui gratte le dessous du camion. Ce chemin ne pourra servir pour le camion de billots, le camion de ciment etc. L'entrepreneur, Claude, nous a rencontrés au terrain un soir après le travail. Il a examiné les lieux avec nous et nous a indiqué où il pensait faire passer le chemin. Il propose un chemin de 300 mètres, environ. Le chemin aura deux virages permettant de bloquer notre vue du chemin municipal. Une petite pente nous amènera sur le site future de la maison. Nous n'y connaissons rien, mais lui il semble connaître son affaire! Nous lui avons donc dit de faire ça quand ça va lui adonner. Nous lui donnerons des chèques postdatés pour payer ça petit à petit. De plus, la compagnie à Claude fait les fosses septiques et les puits de surface. Il risque d'être une connaissance précieuse!Retour