May 1 mai 2003

C'est notre premier jour de vacances et il pleut à tout casser. C'est correct: la mère de David est arrivée dans le milieu de la nuit pour une courte visite et nous avons passé la journée avec elle. En soirée, David a commencé l'installation de la pompe à eau qui fournira la laveuse à pression. Nous pourrons en faire l'essai demain. J'ai drôlement hâte! Retour

May 2 mai 2003

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Nous avons passé la matinée à installer la pompe que j'ai achetée récemment et qui doit fournir de l'eau au nettoyeur à pression. Quand on n'a ni eau courante, ni électricité, ce n'est pas évident de fournir les 2.5 gallons par minute requis par cette machine! Nous avons installé une pompe performante (c'est-à-dire demandant peu d'électricité) près de l'eau. David a étiré le boyau d'approvisionnement à 50 pieds de la berge. Il ne faut pas que le boyau flotte à la surface, ce qui ferait entrer de l'air dans le pompe - normalement, on attacherait une brique au tuyau avec une petite longueur de corde. La brique toucherait le fond de l'eau, la corde retiendrait le tuyau quelques pieds plus haut que le fond. Notre défi, c'est que nous ne pensons pas avoir un fond vraiment solide - David pense qu'il y aurait plusieurs mètre de boue légère avant de frapper un fond solide. Il va sans dire que la pompe ne doit pas s'alimenter de cette eau épaisse. Donc nous avons modifié la tactique un peu. Il y a encore une brique et une corde attachés au tuyau qui tirent le tuyau vers le fond de l'eau. Mais il y a également un canard de plastique (appeau de chasse) qui, attaché lui aussi au tuyau par une petite corde, permet de suspendre le tuyau un mètre en bas de la surface. La génératrice permet de faire fonctionner cette pompe. Ca nous a pris une douzaine d'essais avant que ça ne fonctionne car il restait de l'air dans le tuyau, mais à présent ça marche comme un moine. Ca prend deux boyaux d'arrosage de 50 pieds pour acheminer l'eau vers la maison. Juste avant de dîner, nous avons pu effectuer les premiers essais avec notre laveur à pression. Les résultats sont TRES satisfaisants. La partie noircie du billot s'enlève facilement, les restants de cambium aussi. J'ai eu le temps de tracer 1.5 billots avant 15:00! Ca va pas mal plus vite quand je n'ai pas à m'arrêter tout le temps pour gratter la surface noircie ou pour enlever des restants de pelure. Le traçage se fait presque tout seul.

Quand nous avons écorcé nos billots, nous ne possédions pas de laveur à pression. Nous avons décidé de ne pas en louer, quitte à gratter les petits restants à la main plus tard. Erreur. Si c'était à refaire, je recommanderais définitivement que les billots soient lavés. C'est moins stressant!

La grue a pris un coup de vieux. Si vous examinez la photo ci-jointe, vous verrez que le piquet tout en haut de la grue est croche. Ce piquet de fer est enfoncé à même le mât. Une plaque de fer est enfilée sur le piquet et cette plaque comprend les anneaux auxquels les câbles d'attache sont fixés. Il y a beaucoup de pression sur ce piquet - semblerait qu'il crie grâce! David et moi sommes allés rencontrer un soudeur qui va nous bricoler une pièce plus résistante. Ce qui est plate dans tout ça c'est qu'on va y perdre une journée d'ouvrage. David devra grimper, détacher tous les fils d'attache, enlever le piquet, mettre le nouveau morceau, rattacher tous les fils et les resserrer...C'est pas trop grave, nous n'accusons pas de retard par rapport à mon programme de construction.Retour

May 3 mai 2003

Pendant que David et moi travaillions sur la maison, Denise et Gaston se sont attaqués à une nouvelle tâche. Il est nécessaire de tracer un chemin qui se rend de la montée jusqu'à la clairière. Cette route doit être suffisamment large pour permettre à la grue de passer, puisque nous aurons recours à une grue pour remettre la tour sur ses pattes. De plus, le chemin doit être en ligne droite pour au moins cent pieds, puisque notre intention est d'y assembler la tour, couchée de tout son long.

Il y avait deux possibilités. La clairière se trouve entre notre entrée de cour et un ancien chemin municipal qui lui est presque parallèle. D'une part, nous pouvions déboiser un chemin de notre entrée de cours à la clairière; d'autre part, le chemin pouvait se rendre de la clairière à l'ancien chemin, qui débouche sur la montée. Malgré que je préférais cette seconde option, j'ai dû me résigner à la première, le terrain étant trop marécageux pour y mettre une route solide. J'hésitais à accepter la première option parce que ça signifie que la tour sera très en évidence, elle ne sera plus cachée par le bois. Retour

May 4 mai 2003

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Do et Catherine sont venus élargir la clairière commencée par Denise et Gaston.. Il y avait encore beaucoup de branches coupées qui attendaient d'être brûlées. Il faut brûler à mesure, sans quoi il devient très difficile de marcher. Piétiner dans des tas de branches c'est comme marcher dans la neige folle: le pied ne se dépose pas bien à plat, on ne peut pas prédire jusqu'où on va caler, etc. De plus, Gaston dirait que ça na pas l'air propre. Retour

May 5 mai 2003

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Un journée parfaite pour travailler. Il fait soleil, tellement soleil que nous sommes obligés de porter des lunettes de soleil, de la crème SPF30 (SPF 50 pour moi!!!) et même une casquette. Il ferait chaud, mais le vent froid nous garde au frais. Pour moi, la température idéale. Le travail avance à un rythme époustouflant. Nous sommes partis un peu tôt du Boisé afin de pouvoir prendre une douche et nourrir les chiens avant de se rendre en ville. Nous devions apporter à souper pour Connie, sa soeur Marian et st beau-frère Foch. Il s'agit de ne pas être en retard! Il fait si beau, si frais, ça avance si bien qu'on serait tentés de rester au Boisé jusqu'au coucher du soleil... mais la famille nous attend, et puis ça fait du bien de prendre un break.Retour

May 6 mai 2003

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Nous avions l'intention de nous rendre en ville demain pour faire plusieurs achats, mais comme il pleuvait aujourd'hui, nous avons pris la route ce matin. Il nous manquait quelques log dogs, des manches de pelle etc. David avait besoin de nouvelles bottes de sécurité, les siennes sont usées à la corde. Diverses petites choses comme ça. Néanmoins, on y a passé la journée!

J'ai reçu les épreuves de photos numérisées que j'avais commandées chez Loblaws. Il est encore plus ou moins difficile de trouver un magasin qui offre ce service et je n'ai pas vraiment le temps d'aller au diable vert pour faire tirer des photos à partir de mes photos digitales. De toutes façons, il n'arrive pas tellement souvent que je désire le faire - la plupart des photos digitales que je prends sont destinées à cette page Web et au Screen Saver de mon ordi. Mais depuis un an, je mettais quelques fichiers de côté. D'une part, il y avait deux ou trois clichés pris avec la caméra digitale qui s'avéraient tellement bien que j'aurais voulu en avoir une épreuve. Ensuite, il y avait quelques photos que j'avais retouchées (pour ajouter une personne dans la photo, par exemple) et je désirais voir ce que ça donne, imprimé. En troisième lieu, j'avais une photo très maganée, jaunie par le temps, craquée en plusieurs endroits, que j'avais passé une couple d'heures à arranger grâce à Adobe Photoshop. J'étais curieuse de voir si ça ferait une belle photo. J'ai donc reçu mes photos aujourd'hui et je suis satisfaite à 90%. Les clichés sont vraiment très beaux. Je pourrais difficilement les distinguer de photos 35mm. Le 10% de dissatisfaction, c'est parce que le photolab a fait une erreur vraiment dinde. La vieille photo que j'ai mentionnée était de forme carrée, environ 2" par 2", plutôt que le format standard actuel 4" par 6". Je m'attendais à ce qu'ils impriment cette photo en 4" par 4", ce qui laisserait 1" de papier blanc de part et d'autre de la photo, que je pourrais couper par la suite. Ben non. Ils ont grossi la photo pour remplir le 6" de large requis et ont ***coupé la tête de tous mes figurants***!!!!! Ben oui! Si on grossit la photo pour qu'elle occupe 6" de large, il faudrai qu'elle occupe 6" de haut aussi, or le papier ne mesure que 4" donc ils ont coupé la partie qui dépassait plutôt que rapetisser la photo....C'est pas ben smarte. En tous cas, c'est à refaire. Cette fois, je vais leur apporter une photo digitale qui mesure 4" par 6", avec la partie blanche déjà définie.

En soirée, nous sommes allés voir les petits faisans de Roxane et Frédéric. Ils étaient attendus il y a une semaine environ, mais aucun petit poussin ne s'est montré le bec. Au bout de quelques jours, tout espoir étant mort de sa belle mort, Frédéric s'est décidé à jeter les oeufs aux poubelles. Et voilà: un tout petit faisan duveteux l'attendait, e regardant du haut de ses petits pattes minces! Cinq autres petites boules de duvet se sont décidés à éclore depuis. Roxane leur a montré à manger et à boire. Elle les visite souvent afin de s'assurer que tout va bien, que la température est ni trop chaude, ni trop froide. Ils sont tout petits, à peine dix centimètres de haut. Retour

May 8 mai 2003

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Je m'explique mal comment j'ai pu réussir à revenir à la maison, ce soir, trempée jusqu'à l'os, alors que la météo n'annonçait pas de pluie... Surprenant. Au moins la pluie aura aidé à éteindre le feu de Denise et Gaston, qui ont continué à nettoyer la clairière que nous destinons à la tour de l'éolienne. Ils ont tellement bien nettoyé le site du futur chemin que c'est tout juste s'ils n'ont pas passé le balai. David et moi, avec l'aide de Gaston, avons terminé les deux derniers billots de la rangée 6a, c'est-à-dire la rangée nord-sud. Demain, David va s'atteler à la réparation de la grue. S'il ne pleut pas! Retour

May 9 mai 2003

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Nous sommes allés chercher notre nouvelle pièce pour la grue et, les billots de la rangée 6a étant terminées, David en a commencé l'installation. Je lui ai demandé comment je pouvais le seconder efficacement et il m'a répondu: "Fait du ménage". Donc pendant qu'il grimpait et desserrait tout ces cordages, j'ai coupé et empilé du bois. J'ai passé près de huit heures à faire ce travail et me semble que je pourrais facilement y passer un autre journée complète. J'ai coupé en bûches de 16" les petits restants de billots, les bouts de moins de 10" de diamètre qui étaient donc trop petits pour servir à la maison; j'ai coupé les long morceaux que David enlevait du sillon central du billot; j'ai coupé les vieux arbres qu'on a coupé jadis mais qu'on avait pas encore eu le temps de transformer en bûches. Et il en reste encore à faire! Le lendemain, je n'avais pas les muscles endoloris exactement, mais durs au toucher. J'avais l'impression que mes mains avaient grossi. L'an passé, si je me souviens bien, j'avais de la difficulté à travailler avec la scie à chaîne pendant plus d'une demi-heure à la fois - aujourd'hui, j'avais une chaîne bien affûtée, un bon vent frais et peut-être bien que j'ai enfin pris le tour!Retour

May 11 mai 2003

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A quoi ça ressemble trois journées d'ouvrage qui se font en une seule? Ca ressemble à notre journée d'hier! Claire, Roland et Judith sont venus se joindre à nous avec Gaston, Denise et Dominic. Nous en avons brûlé, des branchages! A la gang, le travail marchait rondement. Nous avons terminé de couper les arbres de la clairière où ira la tour de l'éolienne et nous avons ramassé et brûlé toutes les branches. Les cèdres ont été coupés en longueurs de 6' pour David, qui veut terminer le quai dès qu'il y aura une journée pluvieuse. Les autres arbres ont été coupés en longueurs de 4' et empilés proprement.
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Oui, oui: proprement: ça peut être propre ou malpropre, une pile de billots. J'en sais quelque chose: j'en ai deux piles près de la maison qui sont malpropres et qui m'achalent...

Après dîner, David a emmené les Houle prendre une petite marche. Enfin, nous pensions que ce serait une petite marche mais me semble qu'ils ont été partis longtemps - j'espère que David ne les a pas faits trotter trop loin, il perd la notion de la distance quand il est dans le bois! Ils ont trouvé un peu d'ail des bois dans le vieux jardin. Faudra que j'y retourne. Pendant leur absence, Gaston a décidé de s'attaquer au gros pin qui pousse sur le futur site du champs d'épuration. Il était déjà fatigué car vraiment, il travaillait pas mal fort, mais il voulait faire ce travail pendant que Dominic y était pour le seconder. Gaston a étrenné mes éperons, ceux que j'avais achetés l'an passé à la grosse vente de garage du fermier qui vendait tout, tout, tout, la maison comprise. Il a grimpé environ 20' dans les airs, en s'aidant également d'une corde enfilée autour de l'arbre et attachée au harnais de sécurité. Bien installés sur le plancher des vaches, nous lui recommandions la prudence et de bien enfoncer les éperons. Mais il m'a semblé que la difficulté, c'était de les faire sortir de l'arbre par la suite!

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Do et Gaston ont fait équipe et ont réussi à venir à bout du pin, qui a tombé exactement où ils voulaient qu'il tombe, c'est-à-dire dans la direction opposée à la maison ou en travers du chemin. Hmm. On aurait dû penser à mettre les voitures dans la montée, au cas où nous ne pouvions pas pousser l'arbre: si le tracteur était mort? Enfin. En tirant et en poussant avec le tracteur, puis enfin en tirant et en poussant avec des cants hooks et de la main-d'oeuvre déterminée, on en est venu à bout. Denise a pu éplucher le billot, sur toute sa longueur de 40'.

David a continué à remonter la grue pendant que nous tous travaillions sur le sol .Il dit avoir terminé à 95% - il reste seulement quelques câbles à serrer, ce travail devant se faire à petits pas. Un câble est serré, puis un second, puis un troisième et youp! le premier n'est plus suffisamment serré et on recommence. A chaque câble, il faut placer l'échelle, grimper, s'attacher en haut, installer le treuil (quel achats, ces treuils de $20! Combien de fois nous ont-ils aidés!!!), serrer le câble, fixer le câble, descendre de l'échelle, emporter l'échelle prochain point d'attache...Ca prend du temps.Retour

May 12 mai 2003

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On ne peut guère travailler sur la maison lorsqu'il pleut car ce n'est pas sécuritaire. La pluie rend les billots très glissants, donc on ne peut pas se promener dessus ou les manipuler; la pluie rend le plancher de plywood glissant également, ce qui rend la marche difficile et empêche nos bottes d'avoir une bonne prise sur le plancher. Tout ce qu'on peut faire à la pluie, c'est de calquer des billots. Et ça adonne qu'il n'y a pas de billots prêts à être calqués aujourd'hui, puisque David n'a terminé les réparations à la grue, hier, que vers l'heure du dîner. Nous avons passé cet après-midi et soirée de la fête des mères avec toirs mamans: Grand-Mom, Denise et Roxane. Les enfants (ben, Ulrich à part!) avaient préparé le repas et je trouve que ça a été un franc succès.

Pour revenir à mes moutons, donc il a plu aujourd'hui. J'avais promis à David que, la première journée de pluie venue, nous travaillerions à terminer le quai commencé par Frédéric l'an passé. Moi, je trouve qu'il y a deux sortes de jobs au Boisé: l'essentiel et l'esthétique. Les travaux essentiels sont ceux qui sont requis afin de faciliter notre déménagement: les billots de la maison, le toit, la clairière pour la tour, le dog run etc. Les autres travaux sont, selon moi, dans la catégorie "esthétique", des choses qu'on aimerait faire lorsque nous en aurons le temps. Le quai est au nombre de ces travaux. Mais depuis que Frédéric a construit la charpente du quai et y a posé une demi-douzaine de billots, formant un palier d'environ 12" de long, David s'est pris d'un engouement pour cet endroit. Auparavant, lors de nos périodes de repos, moi je préférais mon hamac sur la péninsule tout près du quai et David s'installait en seigneur et maître sur le roc à l'extrémité ouest de la maison. Maintenant, il pose sa chaise sur le 12" de quai. Donc nous avons décidé de nous atteler au quai aujourd'hui, journée "perdue" pour la maison de toutes façons.

Les billots de cèdre avaient été coupés par Do et Gaston en déboisant la clairière et hier je les avait portés sur la péninsule. Même avec tout nos matériaux sur place, ce travail a pris plus de 4 heures à compléter. David coupait les billes et les taillait, moi je les vissais en place sur la charpente. Au début, il pleuvait un peu. Ensuite, il pleuvait suffisamment fort pour que je sois très satisfaite de porter le costume de pluie, cadeau de Frédéric. Ensuite, il a plu à seaux. Puis le soleil est sorti nous narguer trente secondes et la pluie a repris de plus belle. Nous étions juste assez trempes pour que le vent, qui s'est montré la couenne à ce moment-là, ne soit pas du tout bienvenu...J'ai calculé que je devais donner cent coup de ratchet par vis, deux vis par billot, environ une douzaine de billots...j'ai mal au bras. Mais le quai est terminé!Retour

May 15 mai 2003

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Les mouches noires sont arrivées. Pour la première fois aujourd'hui, nous avons dû porter nos costumes anti-bibittes toute la journée, afin de pouvoir travailler. Les 2-3 sortes d'insecticides en aérosol que nous avions à portée de la main n'ont semblé avoir aucun impact du tout! Elles sont voraces!!! Nous utilisons les mêmes costumes que l'an passé, à manches longues avec un capuchon qui ferme avec un zipper de façon à renfermer la tête complètement. Une chance! Tout autour de mon casque, les mouches se disputent un terrain d'atterrissage en faisant un bruit qui rappelle une centrale hydroélectrique...

Les perdrix sont drôlement bien camouflées quand elles marchent dans le bois, n'est-ce pas? J'ai pris une photo de la même perdrix, sur la route et dans le sous-bois. Je me suis sentie obligée de mettre une flèche pour indiquer sa présence dans la seconde photo....Retour

May 16 mai 2003

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Partout le long des routes, les trilliums sont en fleurs. Au Boisé, nous avons principalement des trilliums blancs (comme tout le monde...) mais aussi quelques spécimens de couleur spectaculaires. Voir photos.

Puisque la nuée de mouches noires était encore au rendez-vous, j'ai convaincu David d'installer un "smudge", c'est-à-dire un feu de boucane.
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Nous avons utilisé un des vieux poëles à bois achetés pour une bouchée de pain l'an passé. Nous avons commencé un petit feu d'éclisse et, lorsque le feu était bien pris, nous l'avons couvert de vieilles feuilles.
Toute la journée, nous l'avons approvisionné en feuilles mortes trempes et toute la journée le feu a boucanné à souhait. Je dirais que ça a coupé nos bibittes de 90%. Une chance que ces mouches ne seront pas des nôtres pour le restant de l'été - elles sont achalantes!

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Au début de notre construction, alors que nous pouvions choisir un billot entre cent, nous avions le luxe de laisser de côté les plus croches, les plus noueux, ceux qui perdent beaucoup de diamètre rapidement. Personnellement, je trouvais ça plate de ne pas profiter des ces beaux pins noueux et croches! Ce sont eux qui donnent du style! Mais David optait toujours pour les moins compliqués. C'est vrai que plus il y a de noeuds, plus ça prend du temps à calquer, plus ça prend de temps à couper etc. Mais voilà, nous devons maintenant prendre ce qui reste ou acheter d'autres billots, et ça, ça ne me tente pas du tout. Ce n'est pas seulement les frais à encourir: je ne suis pas prête à reprendre gaiement mon rôle d'éplucheuse de billots!!! C'est certain que si on manque de billots, on fera ce qui doit être fait: en attendant, on utilise les billots tels qu'ils sont. Donc David doit avoir recours à des techniques spéciales. Par exemple, les photo ci-jointes représente le fraisage d'un billot. Lorsqu'un billot est posé là où il doit aller, c'est la distance entre ce billot et le billot inférieur qui décide de l'ouverture de mon calqueur; le calqueur prend la distance maximale entre les deux billots, plus 1/2". Or dans ce cas-ci, cette ouverture était si grande par rapport au diamètre du billot que ça n'aurait laissé qu'un pouce ou deux de bois sur une des selles. Ce n'est pas suffisant. David a donc pratiqué une entaille dans un billot inférieur de façon à ce que mon calqueur suive une autre trajectoire, plus favorable pour le billot de petit diamètre. C'est la deuxième fois que nous utilisons cette technique, d'abord sur le billot du mur nord-ouest de la rangée 5b (l'entaille est dans le billot ouest de la rangée 5a), maintenant sur le billot sud-est de la rangée 6b, l'entaille étant pratiquée dans le billot sud-8' de la rangée 6a.Retour

May 17 mai 2003

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MOMENT HISTORIQUE: 50% des billots sont placés en permanence sur la maison! On commence à descendre la côte!

Ben oui, c'est quelque chose. On sent comme un regain d'énergie et on a l'impression d'approcher de la fin du parcours. Bien sûr, il reste des mois de travial encore, mais le but est en vue. Nous sommes à moitié chemin! Il est temps maintenant d'exmainer combien de billots vont manquer pour terminer le boulot. J'ai imprimé mon inventaire et j'ai assigné à chaque billot une place; il manquera deux billots de 20' pour terminer la maison. Pas si mal! Par contre, il nous restera une douzaine de billots entre 10 et 16 pieds de long, pour lesquels nous trouverons une place dans la terrasse probablement.

Un autre événement d'importance: nous avons fait l'achat d'un poële/fourneau au propane et un réfrigérateur au propane usagés. Ca a l'air de rien, mais il paraît que c'est très difficile de trouver un réfrigérateur au propane usagé. Denise et moi avions trouvé un poële usagé à Aylmer, mais le vendeur voulait $350 et il n'était pas très propre. Le vendeur nous a dit qu'il vendait des électroménagers usagés depuis 20 ans et n'avait jamais vu un réfrigérateur au propane. Pas encourageant! Le propriétaire d'un magasin d'appareils de propane nous a dit sensiblement la même chose. Un réfrigérateur neuf au propane allait nous coûter une fortune, environ $1000 us pour un petit modèle. Nous avons eu la chance de remarquer une annonce dans The News: on vendait les deux appareils à la fois. Nous avons appelé et nous avons acheté. Pour en avoir l'esprit tranquille, j'ai marchandé le prix de cent dollars: comment aurais-je pu avouer à Denise que j'avais payé le prix demandé?!?!? Elle aurait eu honte de sa fille! Habituée à mon beau Réfrigérateur Amana de 24 pi³, je vais prendre un rude coup en m'habituant à ce petit modèle, mais qu'y peut-on? Dans 3-4 ans, quand la maison est plus avancée, je me paierai un vrai bel appareil. Même chose pour le fourneau, qui mesure 24" de large. C'est tout petit!!! On rentre une seule tôle à biscuits là-dedans!!! A charge de revanche: je me promets un vrai beau poële plus tard...

Je me suis réveillée dans le milieu de la nuit, avec la réalisation d'avoir mal calculé. Ca m'arrive souvent d'avoir une épiphanie dans le milieu de la nuit, comme ça. Dans un sens, c'est intéressant parce que l'information m'est utile. Dans un autre sens, c'est pas mal plate parce que c'est dur de se rendormir avec la certitude qu'on a fait une gaffe! Enfin, voilà, j'ai oublié les billots du toit. Il en manque donc plus que 2. Il faudra que je demande à David de sortir ses notes et de me doner un chiffre exact. Il est possible que Claude puisse nous fournir des billots, s'il en faut peu et pas trop gros.Retour

May 18 mai 2003

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A la grande joie de David, Denise nous a négocié un canot usagé à bon prix. Nous avons décidé d'aller le chercher immédiatement puisque tant qu'on ne l'a pas entre les mains, on ne peux pas être certain que le vendeur ne vendra pas à quelqu'un d'autre! Le vendeur a appelé ce matin pour donner des directives à David - en plus d'une addresse civique, il lui a expliqué le chemin et lui a spécifié que la maison est la quatrième à partir d'une intersection bien connue à Rupert. Donc nous nous sommes rendus à cette intersection et avons commencé à compter. Premier problème: est-ce que la maison sur le coin compte? Ensuite: quand il y a des maisons de part et d'autre du chemin, ça compte pour un ou pour deux? De fil en aiguille, on s'est dit qu'on ne devait pas être loin de la maison quand on a vu un inconnu nous faire "des gros bye-bye" comme on dit; nous avons reculé le camion et avons stationné dans une entrée...à faire peur. Il y avait des carcasses d'autos rouillées partout, un vrai dépotoir. Je me suis dit ça y est, le canot va être un vrai citron. Le monsieur, d'une cinquantaine d'années mais très magané, était jaseux. Il nous a parlé de sa cueillette d'ail de bois, de sa pêche, de son frère, finalement il nous a demandé si on habitait non loin. Oui, oui, que David lui dit, on a un étang et c'est pour ça qu'on s'est dit qu'on achèterait un canot usagé.... Alors le gars jase canots quelques minutes avant de nous suggérer d'aller voir chez Expedition Shop à Wakefield, ils en ont à vendre. Woah les moteurs.....j'arrête toutte. "C'est pas vous qui avez un canot à vendre?!?!?"

Donc, on a pris nos jambes à notre cou, non sans que le bonhomme nous demande un ride pour aller en ville, si on repassait par là.

On a fini par trouver la bonne maison et là, une autre expérience existentielle: c'est la maison du monsieur qui nous a vendu la fendeuse à bois! Ca nous a tenté de lui demander s'il avait autre chose à nous vendre, question de nous sauver un autre voyage plus tard...En fait, il désirait nous vendre...un cheval. Mais ce n'est peut-être pas le temps de m'embarquer avec ça. Mais franchement, ça me tenterait un jour! Retour

May 19 mai 2003

Une chance que nos vacances durent juste un moins: si ça continuait, j'aurais bien un carrure de charretier et des mains trop grosses pour passer dans l'anse d'une tasse! Tôt ce matin, nous avons terminé le dernier billot de la rangée 6. Hier j'avais pris les mesures de la rangée et je m'étais essayée à faire la sélection des billots pour la prochaine rangée. Quand David a répété l'opération aujourd'hui, il a gardé.... un de mes choix! Faut croire que j'avais pas fait une bonne jobbe, hein? Il faut dire que le choix se complique de plus en plus, tout en restant subjectif jusqu'à un certain point. Il n'y a plus de vraiment "gros" billots. Le diamètre moyen qu'il nous reste est de 13". Ca nous enlève du jeu. La sélection des billots prend plus de temps, car David ne peut plus choisir le meilleur candidat: il doit choisir le candidat le moins pire!

Frédéric a emmené Ulrich au Boisé aujourd'hui. Ulrich a 8 mois (déjà!) et est sur le point de marcher. Ca ne tardera pas, certainement!Retour

May 20 mai 2003

Ca nous a prit deux jours à monter les cinq billots sur la maison. Mes épaules protestent! Je n'ai pas "mal" aux muscles, mais j'ai le cou, les épaules, les bras et les mains "durs", comme si les muscles ont contracté et ne veulent pas décontracter. Si c'était à refaire, David changerait le plan de la maison un peu, de façon à tenir compte de la trajectoire que les billots doivent décrire pour se rendre à leur place assignée.Par exemple, le mur est de la maison mesure environ 40'; la pile de billots est à l'ouest de la maison, mais comme la profondeur de la maison ne dépasse pas les 40', nous pouvons déposer le billot est sur le mur et le rouler sur toute la largeur de la maison jusqu'au mur est. Par contre, les billots formant le mur nord-sud central, près du vestibule, se compose de DEUX billots d'environ 20'. Ceux-ci ne peuvent donc pas être roulés... et ça demande une installation d'échafaudages et de patentages qui nous font perdre du temps, car tout doit être fait lentement, en pensant à la sécurité. Heureusement, c'est la dernière fois que nous aurons deux billots à cet endroit. A partir de la rangée 8a, ce mur sera un seul super-gros billot (ayoy!) qui soutiendra le toit.

Claude est venu au Boisé discuter des travaux à venir. Il a approuvé de la largeur du sentier déboisé en prévision de l'installation de l'éolienne mais il est d'accord avec Gaston que le fond, là où nous mettrions la tour, est très mou. Claude a proposé d'égaliser le chemin et de le remplir, dans le fond, de voyage de "gros stuff" (????), dans lequel David pourrait ensuite se couler une base pour la tour. Il va venir faire ce travail quand ça lui adonne. Nous avons parlé des blocks de ciment auquel s'attacheront les câbles d'acier de la tour. Nous pensions couler des bases, mais Gaston et Denise nous ont plutôt suggéré l'achat de blocs précoulés, avec une anse. Claude nous a indiqué où en faire l'achat - il paraît que ça coûte une trentaine de dollars par bloc d'une tonne!!! Pas bien cher...Par contre, la livraison n'est pas comprise. Donc, lorsque le sentier de la tour sera terminé, je placerai ma commande et je dirai à Claude quand envoyer son camion les chercher. Son camion peut aisément en prendre 12, mais nous n'en aurons besoin que de huit (2 par point d'attache). Nous avions pensé faire enterrer les blocks pour ajouter un peu de force, mais le sol est très trempe et Claude nous a fait remarquer que lorsque l'eau gèlerait, ça pourrait endommager les blocks - donc, ils ne seront que déposés sur le sol. Le prochain sujet à l'ordre du jour, c'est le remplissage autour de la maison. Gaston est en train de couper tous les arbres dans un rayon de 15' de la fondation. Claude a affirmé que ce serait suffisant. Lorsque Gaston aura terminé son travail, je pourrai donc appeler Claude et il viendra faire ce boulot. J'ai mentionné à Claude que nous ne saurions que vers l'automne si nous aurons les fonds pour payer une installation septique, à défaut de quoi nous nous servirons de la bécosse cet hiver. Retour

May 27 mai 2003

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La grue nous permet de transporter nos billots - nous ne réalisons pas toujours à quel point elle doit travailler fort. Le jour approche où nous ne pourrons plus nous servir de la skyline. Sur l'image, j'ai indiqué en rose les câbles sous tension - on remarquera l'angle qu'ils forment pendant le transport d'un billot! Normalement, ce câble est horizontal.... A part l'inquiétude que la câble se rompt, il y a la perte de hauteur verticale occasionnée par la dénivellation sous tension. En effet, la dénivellation est telle qu'à partir de la neuvième rangée, nous ne pourrons probablement plus soulever un billot suffisamment pour le déposer sur les murs de la maison. On s'inquiétera de ça en temps et lieu....Retour

May 31 mai 2003

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C'est la fin de notre mois de congé. Nous avons travaillé d'arrache-pied, ça c'est certain, et c'est avec une certaine fierté bien justifiable que David a indiqué à son ancien prof que nous avions complété 20 billots en un mois! David a examiné mon programme de construction, selon lequel nous sommes précisément à jour, mais il a commencé par s'inquiéter. Nous avons travaillé tellement fort - comment pourrons-nous garder ce même rythme tout l'été?!?!? Mais je pense que nous le pourrons. J'ai anticipé le même nombre de jours par billot, mais maintenant ces jours s'espaceront sur plus d'une semaine, ce qui nous laissera les soirées pour nous rattraper si ça devient nécessaire.

J'inclus ici le graphique de notre progrès. C'est intéressant de comparer la vitesse des travaux en 2001, comparé à 2002 et 2003. En 2001, on remarque un arrêt presque complet des travaux du début de septembre à la fin de novembre: c'est la période de la chasse. En 2002, on travaillait plus vite et la chasse n'a à peine affecté les travaux. Cette année, nous semblons travailler à un rythme effréné mais ça va ralentir maintenant que nos vacances tirent à leur fin. N'empêche que nous travaillons plus efficacement cette année: nous travaillons plus vite et nous nous séparons mieux les tâches. Je pense que ça va quand même marcher rondement, si la température le permet!

Gaston a terminé de déboiser le tour de la maison et Claude viendra faire le remplissage d'ici la fin de juin. En attendant, David et moi devrons arranger les feuilles d'isolant qui ont tombé.Retour